Réglementation

Bail et rénovation énergétique : comment encadrer un accord travaux avec le locataire

Pour faire avancer des travaux d’amélioration énergétique dans un logement occupé, le bailleur doit informer le locataire, organiser un dialogue et sécuriser l’accord écrit quand une contribution financière est envisagée.

2 juillet 2026, 9 h · 6 min de lecture

Bail et rénovation énergétique : comment encadrer un accord travaux avec le locataire

Dans un logement loué à titre de résidence principale, des travaux d’économie d’énergie peuvent être engagés, mais pas sans méthode. Les sources disponibles rappellent une logique simple : informer le locataire avant le début des travaux, lui transmettre les éléments utiles, et formaliser les conditions si une contribution financière est demandée. Pour un mandataire, l’enjeu est de faire avancer le dossier sans fragiliser la relation locative ni le bail.

01 —

Ce que le bailleur peut faire, et ce qu’il doit annoncer

L’ANIL indique qu’un propriétaire-bailleur peut effectuer des travaux d’économie d’énergie dans un logement loué vide à titre de résidence principale. Mais si les travaux sont envisagés dans un logement occupé, la démarche ne se limite pas à une simple information générale : il faut engager un dialogue avec le locataire et lui transmettre les éléments utiles sur l’opération.

Parmi ces éléments figurent notamment le programme des travaux, leur durée et leurs bénéfices. L’ANIL précise aussi que le locataire doit être informé avant le début des travaux par lettre recommandée ou par une lettre remise en main propre. L’objectif est clair : éviter qu’un chantier soit lancé sans cadre écrit ni échange préalable.

Le point de départ n’est pas le chantier, mais l’information du locataire avant le début des travaux.

02 —

Quand une contribution financière est envisagée

Les sources de l’ANIL rappellent qu’une contribution financière peut être demandée au locataire en sus du loyer et des charges lorsque le bailleur réalise des travaux d’économies d’énergie, dans le logement loué ou dans les parties communes de l’immeuble. Cette possibilité s’inscrit dans le partage des économies de charges, mais elle n’est pas automatique.

Pour que cette contribution soit demandée, plusieurs conditions doivent être réunies. L’ANIL mentionne notamment que les travaux doivent bénéficier directement au locataire, que leur exécution soit justifiée au locataire, et qu’il s’agisse soit d’un ensemble de travaux réalisé dans le logement, soit d’un logement atteignant après travaux un niveau minimal de performance énergétique. Les sources fournies ne détaillent pas ici le contenu complet de ce niveau minimal, il faut donc s’en tenir à cette formulation.

L’ANIL précise également que cette participation est indiquée sur l’avis d’échéance le cas échéant et sur la quittance remise au locataire.

La contribution du locataire n’est possible que si les conditions prévues sont réunies et justifiées.

03 —

Sécuriser l’accord écrit pour éviter les contestations

Les sources ne donnent pas un modèle unique d’accord, mais elles décrivent les pièces à transmettre et le cadre à respecter. En pratique, l’accord écrit doit reprendre les éléments communiqués au locataire : nature des travaux, calendrier, bénéfices attendus, modalités d’accès au logement et, si besoin, principe de la contribution financière.

L’intérêt d’un écrit est double. D’abord, il matérialise la concertation demandée par l’ANIL. Ensuite, il permet de tracer ce qui a été annoncé avant le chantier, ce qui est essentiel si le locataire doit laisser l’accès du logement pour la préparation et l’exécution des travaux lorsque les conditions sont réunies. Les sources précisent aussi que le locataire peut réclamer une indemnisation si les travaux durent plus de 21 jours.

Pour un mandataire, la vigilance porte donc sur la cohérence entre ce qui est annoncé, ce qui est signé et ce qui est ensuite facturé ou mentionné sur les documents de location.

Un accord écrit sert d’abord à tracer l’information donnée au locataire, pas à improviser une clause au dernier moment.

04 —

Ce que la jurisprudence rappelle sur les travaux et l’usage du bien

La décision de la Cour de cassation du 24 octobre 2024, fournie parmi les sources, s’inscrit dans un contentieux lié au bail réel immobilier et rappelle qu’un preneur ne peut pas effectuer de changement qui diminue la valeur de l’immeuble, sauf stipulation contraire. Même si ce texte ne vise pas directement le bail d’habitation classique, il illustre une idée utile : les travaux et transformations doivent rester encadrés par le contrat et par les stipulations applicables.

Pour un dossier de rénovation énergétique, cela renforce une règle de méthode : ne pas confondre intention de travaux et autorisation formalisée. Le bail, les annexes et l’écrit d’accord doivent rester alignés sur le périmètre exact des interventions et sur leurs conséquences locatives.

05 —

Le rôle du mandataire dans la mise en forme du dossier

Le mandataire n’a pas à promettre un cadre plus large que celui prévu par les sources. En revanche, il peut aider à rassembler les éléments transmis au locataire, à vérifier que l’information a été donnée avant le début des travaux, et à conserver une trace écrite claire du programme, de la durée, des bénéfices et, le cas échéant, de la contribution financière.

Cette rigueur documentaire limite les zones grises au moment du chantier, de la facturation et de la relation locative. Elle permet aussi de garder un dossier lisible si le logement est ensuite remis en location ou si un échange intervient sur les charges, les quittances ou l’accès au logement.

Ce que change Freya

Freya aide le mandataire à centraliser les pièces du dossier travaux, à conserver la trace des informations transmises au locataire, et à suivre les échanges, les dates d’envoi et les documents liés à la contribution éventuelle. Le dossier reste lisible entre le bail, les annexes, les notifications et les justificatifs de chantier.

Questions fréquentes

Le locataire doit-il être informé avant les travaux ?

Oui. L’ANIL indique qu’il doit être informé avant le début des travaux, par lettre recommandée ou par lettre remise en main propre.

Peut-on demander une participation financière au locataire ?

Oui, dans les cas décrits par les sources, si les conditions prévues pour les travaux d’économie d’énergie sont réunies.

Le locataire peut-il refuser l’accès au logement ?

Les sources indiquent qu’il doit laisser l’accès du logement pour la préparation et l’exécution des travaux lorsque les conditions sont réunies.

Faut-il garder une trace écrite ?

Oui. Les sources insistent sur la transmission des éléments au locataire et sur l’information préalable ; un écrit permet de sécuriser cette concertation.

À propos

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