Réglementation
Comment sécuriser la qualité des DPE en 2026 pour éviter les litiges en transaction
En 2026, le DPE évolue encore et reste opposable : pour les mandataires, l’enjeu est de repérer les signaux d’alerte, vérifier la fiabilité du document et limiter les contestations en vente.
30 juin 2026, 9 h · 6 min de lecture

Le DPE reste un document central en vente et en location, avec un impact direct sur la valeur d’un bien. À l’approche de 2026, les professionnels doivent composer avec des règles de calcul qui évoluent, des contrôles renforcés et un risque contentieux réel en cas d’erreur ou de document contesté.
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Un document devenu opposable et scruté de près
Le DPE est obligatoire lors de toute transaction de vente ou de location. Il informe sur la classe énergétique du bien, de A à G, et il est devenu un document de référence pour la rénovation énergétique des logements.
Depuis le 1er juillet 2021, il n’est plus simplement informatif mais opposable. L’acheteur peut engager la responsabilité du vendeur s’il constate une irrégularité dans le DPE, à condition que cela lui cause un préjudice. En pratique, un DPE contesté ne se résume plus à une simple approximation : il peut devenir un point de friction dans la transaction.
Depuis le 1er juillet 2021, le DPE n’est plus simplement informatif mais opposable.
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Les signaux d’alerte à repérer avant la mise en vente
Les sources publiques évoquent plusieurs causes de fragilité du DPE : approximations des calculs, manipulations et fraudes. Le plan de sécurisation publié par le ministère du Logement prévoit justement de renforcer et diversifier les contrôles, avec une détection automatique des comportements suspects intégrée à l’observatoire DPE.
Pour un mandataire, le premier réflexe consiste à traiter avec prudence tout diagnostic qui paraît incohérent au regard du bien, de son usage ou des informations disponibles dans le dossier. Un DPE qui suscite une interrogation doit être vérifié avant la diffusion de l’annonce, car un document fragile peut nourrir une contestation ultérieure ou compliquer la vente.
La fiabilité du DPE étant régulièrement remise en cause, les pouvoirs publics ont engagé un renforcement des contrôles.
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Ce que les nouvelles mesures changent pour la vérification
Les textes publiés en juin et juillet 2025 renforcent la protection des consommateurs et des professionnels. Ils prévoient notamment des exigences de certification renforcées, la suspension des diagnostiqueurs dépassant un certain seuil d’activité, et l’instauration d’un QR code sur chaque diagnostic.
Le ministère du Logement indique aussi que les mesures facilitent la vérification de la certification du diagnostiqueur et de la validité du diagnostic pour le particulier. Pour les professionnels de la transaction, cela signifie qu’un DPE ne doit pas seulement être présent dans le dossier : il doit aussi pouvoir être contrôlé plus facilement sur sa provenance et sa validité.
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2026 : un changement de calcul à intégrer dans les échanges
Un arrêté publié le 26 août 2025 prévoit une évolution de la méthode de calcul du DPE à partir du 1er janvier 2026. Le coefficient de conversion de l’électricité dans le calcul du DPE, actuellement fixé à 2,3, sera abaissé à 1,9.
Cette évolution peut modifier la lecture énergétique de certains logements chauffés à l’électricité. Pour un mandataire, le point important est de ne pas raisonner sur un DPE comme sur une donnée figée : le calcul évolue, et la comparaison entre diagnostics doit tenir compte de la date et des règles applicables au moment où ils ont été établis.
Le coefficient de conversion de l’électricité dans le calcul du DPE sera abaissé à 1,9 à partir du 1er janvier 2026.
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Réduire le risque de litige avant signature
En cas d’erreur, la jurisprudence citée par l’ANIL rappelle que le préjudice indemnisable peut être limité à une perte de chance de négocier un prix plus avantageux ou de renoncer à l’acquisition. Mais cela suffit à montrer qu’un DPE erroné peut déclencher un contentieux et fragiliser une transaction.
Concrètement, la prudence consiste à vérifier que le diagnostic est bien présent, lisible, cohérent avec le bien et établi par un diagnostiqueur dont la certification peut être contrôlée. Si un doute subsiste, mieux vaut le lever avant la commercialisation plutôt que de laisser l’incertitude remonter au stade de l’offre ou du compromis.
Ce que change Freya
Freya aide le mandataire à centraliser les pièces du dossier, à garder une trace du DPE transmis, de sa date et des échanges associés, et à suivre les points de vigilance avant la mise en vente. En pratique, cela facilite la circulation d’une information cohérente entre le dossier, l’annonce et les interlocuteurs de la transaction.
Questions fréquentes
Le DPE est-il obligatoire pour vendre un bien ?
Oui. Le DPE fait partie des diagnostics immobiliers obligatoires lors de la vente d’un bien immobilier.
Un DPE peut-il être contesté par l’acheteur ?
Oui. Depuis le 1er juillet 2021, le DPE est opposable et l’acheteur peut engager la responsabilité du vendeur en cas d’irrégularité causant un préjudice.
Quelles nouvelles sécurisations sont prévues ?
Les textes de 2025 prévoient notamment un QR code sur chaque diagnostic, des exigences de certification renforcées et des contrôles plus stricts sur l’activité des diagnostiqueurs.
Le calcul du DPE change-t-il en 2026 ?
Oui. L’arrêté publié le 26 août 2025 prévoit une évolution du calcul à partir du 1er janvier 2026, avec un coefficient de conversion de l’électricité abaissé à 1,9.

Ce que change Freya

