Réglementation
Interdiction de louer les logements classés G et F en 2026 : ce que les mandataires doivent anticiper
La mise en location des logements classés G est déjà interdite, et l’échéance sur les F oblige les mandataires à revoir leurs estimations, leurs annonces et leur conseil client.
23 juillet 2026, 18 h · 6 min de lecture

La location des logements classés G est interdite depuis le 1er janvier 2025 pour les contrats signés à partir de cette date. Les logements classés F restent, eux, concernés par une interdiction progressive déjà annoncée par la loi « climat et résilience ». Pour les mandataires, l’enjeu est concret : sécuriser les mandats, qualifier plus tôt les biens à risque et éviter de commercialiser un logement qui ne peut pas être loué dans les conditions visées par le propriétaire.
01 —
Ce qui change déjà pour les logements G
Service-Public indique que depuis le 1er janvier 2025, il est interdit de mettre en location des logements étiquetés G sur le diagnostic de performance énergétique. Ces biens sont désormais considérés comme non décents, et l’interdiction s’applique aux contrats de location signés à partir du début de l’année 2025.
L’ANIL rappelle qu’un logement mis en location à titre de résidence principale doit être décent. Dans ce cadre, un bien classé G ne peut pas être loué, sauf à réaliser des travaux de rénovation énergétique. Pour un mandataire, cela change la lecture du dossier dès l’estimation : un logement classé G ne se traite plus comme un bien locatif ordinaire.
Le point de vigilance est simple : avant toute mise en marché, il faut vérifier le DPE et le statut du bien au regard de la décence. Si le logement est classé G, la commercialisation locative doit être abordée comme un dossier à sécuriser, pas comme une location immédiatement mobilisable.
Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne peut plus être mis en location pour un bail signé à partir de cette date.
02 —
Les F : une échéance déjà posée, à intégrer dans le conseil
Service-Public précise que la loi « climat et résilience » prévoit une interdiction progressive de la location des passoires thermiques : les logements classés G sont visés à compter du 1er janvier 2025, et les logements classés F à compter du 1er janvier 2028. L’ANIL reprend la même logique pour la France hexagonale.
Même si l’échéance sur les F n’est pas 2026 dans les sources fournies, le sujet doit être intégré dès maintenant dans les échanges avec les bailleurs. Un logement classé F reste aujourd’hui dans une zone de risque réglementaire à court terme. Pour un mandataire, cela implique de ne pas raisonner seulement en loyer ou en vacance, mais aussi en capacité réelle du bien à rester louable.
Concrètement, un mandat de gestion ou de location sur un F doit faire l’objet d’un cadrage clair avec le propriétaire : quelle stratégie avant l’échéance, quels travaux envisager, et quel calendrier de mise en location est compatible avec la réglementation annoncée.
Un logement classé F n’est pas concerné par la même interdiction immédiate qu’un G, mais il est déjà dans le champ d’une interdiction progressive annoncée.
03 —
Estimation : intégrer la décence dans la valeur locative
Pour un mandataire, l’estimation d’un bien destiné à la location ne peut pas se limiter à la surface, au quartier ou au niveau de demande. Les sources rappellent qu’un logement doit être décent pour être loué à titre de résidence principale, et que la performance énergétique fait partie du sujet. Un bien classé G ne peut pas être loué sans travaux de rénovation énergétique ; un bien classé F est lui aussi exposé à une interdiction annoncée.
Cela a un impact direct sur la valeur locative de travail. Un bien qui ne peut pas être mis en location dans son état ne se valorise pas comme un bien immédiatement disponible. Le bon réflexe consiste à distinguer la valeur du bien en l’état, la valeur après travaux, et la faisabilité réglementaire de la mise en location.
Dans les échanges avec le bailleur, il faut donc poser très tôt la question du DPE, du calendrier de travaux et de la date de signature visée. C’est ce triptyque qui sécurise l’estimation et évite de promettre une mise en location qui ne serait pas conforme.
04 —
Commercialisation : éviter les annonces fragiles
La commercialisation d’un logement énergivore doit être préparée avec prudence. Si le bien est classé G, les sources indiquent qu’il ne peut pas être loué dans le cadre d’un bail d’habitation destiné à la résidence principale, sauf rénovation énergétique. Cela impose de vérifier le DPE avant la diffusion et avant toute prise de mandat orientée location.
Pour les F, l’enjeu est différent mais tout aussi concret : le bien reste louable aujourd’hui, mais dans un cadre réglementaire qui se resserre. Les mandataires ont intérêt à documenter le dossier, à alerter le propriétaire sur l’échéance annoncée et à éviter toute présentation ambiguë du bien comme un actif locatif pérenne sans réserve.
Dans la pratique, un mandat bien sécurisé repose sur des éléments simples : DPE à jour, information claire au bailleur, cohérence entre l’état du bien et l’objectif de location, et traçabilité des échanges sur les travaux éventuels.
Un logement classé G ne doit pas être traité comme un bien locatif immédiatement commercialisable.
05 —
Conseil client : poser les bonnes questions dès le premier rendez-vous
Les sources convergent sur un point : la performance énergétique n’est plus un sujet secondaire dans la location. Pour un mandataire, cela veut dire qu’il faut interroger le propriétaire sur le DPE dès le premier contact, puis sur sa capacité à réaliser des travaux si le bien est classé G ou F.
Le conseil doit rester factuel. Il s’agit d’expliquer que les logements G sont déjà considérés comme non décents pour les baux signés depuis le 1er janvier 2025, et que les F sont concernés par une interdiction progressive annoncée. Cette lecture permet d’éviter les incompréhensions au moment de la mise en location ou du renouvellement de la stratégie locative.
En pratique, le bon réflexe est de faire remonter le sujet très tôt dans le dossier : diagnostic, calendrier, travaux, puis arbitrage entre location immédiate, travaux ou changement de stratégie. C’est ce qui permet de sécuriser le mandat et de limiter les retours en arrière.
Ce que change Freya
Freya aide le mandataire à centraliser le DPE, l’historique des échanges avec le bailleur et les échéances de mise en location dans un même dossier. Cela permet de repérer plus tôt les biens classés G ou F, de garder une trace claire des alertes transmises au propriétaire et de suivre les étapes du mandat sans disperser l’information entre mails, notes et documents.
Questions fréquentes
Un logement classé G peut-il encore être loué ?
Pour un bail signé à partir du 1er janvier 2025, Service-Public indique que non : il est considéré comme non décent.
Les logements classés F sont-ils déjà interdits à la location ?
Non, pas dans les sources fournies. En revanche, la loi « climat et résilience » prévoit leur interdiction à compter du 1er janvier 2028.
Quel est le premier réflexe d’un mandataire avant de prendre un mandat locatif ?
Vérifier le DPE et le statut du bien au regard de la décence, puis confirmer si des travaux sont nécessaires avant la mise en location.
Pourquoi ce sujet concerne-t-il aussi l’estimation ?
Parce qu’un bien qui ne peut pas être loué dans son état ne se valorise pas comme un bien immédiatement disponible à la location.

Ce que change Freya

