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Portails immobiliers : qui capte vraiment vos acquéreurs ?
Leboncoin écrase l'audience, SeLoger règne sur le professionnel, Bien'ici grimpe. Audiences, modèles et dépendance : le vrai coût de la visibilité — et comment cesser de louer ses propres leads.
13 juin 2026, 18 h · 9 min de lecture

Demandez à un agent où arrivent ses contacts acquéreurs : la réponse tient le plus souvent en deux ou trois noms de portails. Cette concentration a un prix — un abonnement mensuel, mais surtout une dépendance. Car un lead qui arrive par un portail n'appartient pas vraiment à l'agent : il loue sa visibilité, mois après mois, sur une audience qu'il ne contrôle pas et qu'il ne possédera jamais.
Avant de discuter de cette dépendance, il faut la cartographier honnêtement. Qui capte réellement l'audience des acquéreurs en France ? Leboncoin écrase tout le monde au volume ; SeLoger règne sur l'annonce professionnelle et sur l'Île-de-France ; Bien'ici grimpe ; Logic-Immo tient une niche cent pour cent pro. Cet article fait le tri — audiences, modèles, profils d'annonceurs — puis pose la seule question qui compte pour l'agent : comment cesser de louer ses propres leads. Les chiffres ont été collectés et recoupés en juin 2026 ; leurs sources figurent en fin d'article.
01 — Le paysage
Une audience massive, mais très concentrée
Sources : analyse du marché des annonces Yanport ; Immo Matin ; Maison des Mandataires (juin 2026).
Le rapport de force se lit en un coup d'œil. Au pur volume d'audience, Leboncoin n'a pas de rival : avec environ 42 millions de visites mensuelles sur sa verticale immobilière et près de 1,1 million d'annonces, il est leader dans dix régions sur douze. Mais ce volume est mixte — environ 65 % de ses annonces émanent de particuliers, 35 % de professionnels —, là où SeLoger, Bien'ici et Logic-Immo s'adressent d'abord à un public d'annonceurs professionnels. Volume contre qualification : c'est tout l'arbitrage du plan média de l'agent.
02 — Le comparatif
Quatre portails, quatre modèles
Le tableau ci-dessous met côte à côte les quatre acteurs structurants du marché français, sur les seules dimensions qui décident d'un plan de diffusion : l'audience mensuelle, le stock d'annonces, le profil des annonceurs et la force propre de chacun. Aucune audience n'est interchangeable.
Tableau 1 — Les portails immobiliers français, juin 2026
| Portail | Visites / mois | Annonces | Profil des annonceurs | Force propre |
|---|---|---|---|---|
Leboncoin | ≈ 42 M / mois | ≈ 1,1 M | ≈ 65 % particuliers · 35 % pros | leader dans 10 régions sur 12 |
SeLoger | ≈ 20,4 M / mois | ≈ 1,2 M | ≈ 95 % professionnelles | domine l'Île-de-France (≈ 33,1 %) |
Bien'ici | ≈ 9,7 M / mois | ≈ 1 M | quasi 100 % professionnelles | +14 % de fréquentation en 2025 |
Logic-Immo | ≈ 3,5 M / mois | ≈ 500 000 | 100 % professionnelles | audience exclusivement pro |
Audiences et stocks d'annonces relevés en juin 2026 (ordres de grandeur). Bien'ici revendique 220 millions de visites sur l'année 2025 (+14 %) et +10 % de fréquentation en janvier 2026. SeLoger devance Leboncoin en Île-de-France (≈ 33,1 % de part de marché contre ≈ 20,7 %).
Deux enseignements. Le premier : les modèles divergent franchement. SeLoger concentre environ 1,2 million d'annonces, dont près de 95 % professionnelles, et reste la place forte de l'agence — particulièrement en Île-de-France, où il devance Leboncoin en part de marché. Bien'ici, presque exclusivement professionnel lui aussi, est le seul à afficher une dynamique aussi nette : 220 millions de visites sur 2025, en hausse de 14 %, et encore +10 % de fréquentation en janvier 2026. Le second : quel que soit le portail, l'agent reste locataire d'une audience qu'il ne maîtrise pas — un arbitrage de visibilité, jamais un actif.
03 — La dépendance
Louer sa visibilité, mois après mois
C'est ici que le raisonnement bascule. Un portail est un canal d'acquisition payant et efficace — personne ne le conteste. Mais c'est un canal loué : l'agent paie chaque mois pour exister sur une audience qui ne lui appartient pas, dont il ne connaît ni ne possède les visiteurs, et dont les règles, le classement et les tarifs évoluent sans lui. Le lead transite par le portail avant de l'atteindre ; le jour où l'abonnement s'arrête, le robinet se ferme net.
Le risque n'est pas le portail en soi : c'est la dépendance exclusive. Un agent dont tous les contacts proviennent d'une seule source loue, de fait, son fonds de commerce. La parade tient en un mot : développer des canaux en propre — un site à son nom, une prospection directe des vendeurs, une relation client qui lui appartient. Les portails restent un levier ; ils cessent d'être le seul.
Un lead qui arrive par un portail n'est pas à vous : vous en louez l'accès. Un lead né d'un canal en propre, lui, ne se reloue pas chaque mois.
04 — Les canaux en propre
Reprendre la main sur l'acquisition
Reprendre la main ne veut pas dire quitter les portails — cela veut dire ne plus en dépendre. Trois leviers, complémentaires, construisent une acquisition qui appartient à l'agent. Un site vitrine à son nom, d'abord, où ses biens et son image vivent sans loyer mensuel ni concurrence affichée à côté. Une présence éditoriale ensuite — les réseaux sociaux transforment l'audience en contacts qualifiés quand ils sont travaillés avec méthode plutôt que subis.
Le troisième levier est le plus structurant : aller chercher les vendeurs avant qu'ils ne publient sur un portail. La prospection directe repère les biens d'un secteur et reconstitue le contact du propriétaire — c'est le canal le plus rentable, parce que le mandat se gagne là, en amont de toute mise en ligne payante. Et une fois le contact établi, la rapidité fait le reste : répondre dans les cinq minutes multiplie la transformation, quel que soit le canal d'origine du lead.
05 — En pratique
Des canaux à soi, dans un seul outil
Reste l'intendance, rarement racontée : construire un site, prospecter un secteur, répondre vite à chaque message — autant de chantiers qui vivent d'ordinaire dans des outils séparés, déconnectés du dossier. La dépendance aux portails prospère justement parce que les alternatives demandent du temps que l'agent n'a pas.
Ce que change Freya
Sans Freya
de visites/mois captées par le premier portail — une audience qu'on loue, jamais qu'on possède
Avec Freya
à son nom, plus la prospection directe et le WhatsApp natif : des canaux en propre
Dans Freya, l'agent dispose de ses propres canaux d'acquisition, réunis là où vivent ses dossiers. Un site vitrine public à son nom, où ses biens et son image existent sans loyer mensuel. La Prospection — accessible via la page « Prospection », anciennement la « pige » — qui repère les vendeurs potentiels d'un secteur et les transforme en dossier vente en un clic, avant toute mise en ligne payante. Et la relation directe par WhatsApp, canal natif lu à plus de 90 %, avec accusé de réception automatique pour ne plus jamais perdre un lead entre deux notifications.
L'enjeu n'est pas de tourner le dos aux portails — ils restent un levier de visibilité utile. C'est de cesser d'en être le seul client captif : posséder ses canaux, c'est posséder son fonds de commerce.
Questions fréquentes
Quel portail immobilier a la plus grosse audience en France ?
Leboncoin, et de loin : environ 42 millions de visites par mois sur sa verticale immobilière et près de 1,1 million d'annonces, dont environ 65 % de particuliers et 35 % de professionnels. Il est leader dans dix régions sur douze.
SeLoger ou Leboncoin pour un professionnel ?
Leboncoin offre le volume le plus large, mais mixte. SeLoger concentre environ 20,4 millions de visites mensuelles et 1,2 million d'annonces dont près de 95 % professionnelles : c'est la place forte de l'annonceur pro, et il domine l'Île-de-France avec environ 33,1 % de part de marché contre 20,7 % pour Leboncoin.
Bien'ici progresse-t-il vraiment ?
Oui. Bien'ici totalise environ 9,7 millions de visites par mois et près d'un million d'annonces quasi exclusivement professionnelles. Il revendique 220 millions de visites sur l'année 2025, soit +14 %, et encore +10 % de fréquentation en janvier 2026 : c'est le portail le plus dynamique du marché.
Comment réduire sa dépendance aux portails immobiliers ?
En développant des canaux d'acquisition en propre, qui appartiennent à l'agent plutôt que d'être loués mois après mois : un site vitrine à son nom, une prospection directe des vendeurs en amont de toute mise en ligne payante, et une relation client gérée en direct, par exemple via WhatsApp. Les portails restent un levier de visibilité, mais cessent d'être l'unique source de leads.





Ce que change Freya

