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Réseaux sociaux : la première source de leads des agents

Outre-Atlantique, les réseaux sociaux sont depuis trois ans la première source de contacts de qualité des agents, loin devant les portails. En France, 44 millions de personnes s'y connectent chaque jour — et le virage du métier ne fait que commencer.

9 juin 2026, 18 h · 7 min de lecture

Réseaux sociaux : la première source de leads des agents

Le bouche-à-oreille n'a pas disparu : il a déménagé. La recommandation — premier canal d'acquisition du métier depuis toujours — se forme désormais sur des écrans où 44 millions de Français passent chaque jour, et où l'agent qui publie existe quand celui qui ne publie pas n'existe simplement plus. Les États-Unis, laboratoire habituel du métier, ont déjà tranché : depuis trois ans, les réseaux sociaux y sont la première source de contacts de qualité des agents, devant le CRM et devant les portails.

Ce dossier fait le point, chiffres vérifiés à l'appui : ce que disent vraiment les enquêtes américaines — y compris leur nuance la plus intéressante —, où en est l'usage français, ce que chaque plateforme apporte à un professionnel de l'immobilier, et ce que coûte réellement une présence sérieuse. Les sources figurent en fin d'article.

01 — L'enseignement américain

Trois ans de suite en tête, et une nuance qui dit tout

39 %
des agents américains citent les réseaux sociaux comme leur meilleure source de leads de qualité
nᵒ 1
devant le CRM (23 %) et la base professionnelle MLS (17 %) — pour la 3ᵉ année consécutive
75 %
des agents américains utilisent les réseaux sociaux dans leur activité
87 %
d'entre eux sont sur Facebook, 62 % sur Instagram, 48 % sur LinkedIn

Source : National Association of Realtors, Technology Survey 2025 (septembre 2025) ; ventilation par plateforme : édition 2024.

La série de la National Association of Realtors est sans ambiguïté : 54 % en 2023, 52 % en 2024, 39 % en 2025 — la proportion fluctue avec le marché, mais les réseaux sociaux restent, trois éditions de suite, la première réponse des agents à la question « quel outil vous a apporté les leads de meilleure qualité ? ». Devant leur CRM. Devant la MLS, l'équivalent des portails.

La nuance, maintenant — et elle est précieuse. Quand on interroge non plus les agents mais leurs clients, le canal déclaré reste massivement la recommandation : 43 % des acheteurs américains choisissent leur agent sur le conseil d'un proche, et deux tiers des vendeurs prennent un agent recommandé ou déjà connu. Les réseaux n'apparaissent presque pas comme canal direct. Contradiction ? Non : les réseaux sociaux sont la machine qui fabrique la notoriété dont la recommandation est le produit fini. On ne « trouve » pas son agent sur Instagram ; on y a déjà vu son visage quand un ami prononce son nom. Et quand le contact arrive, il se traite comme tout lead : vite, ou pas du tout.

02 — La France

L'audience est là, les agents arrivent

43,9 M
de Français consultent réseaux sociaux et messageries chaque jour (68 % de la population)
39 %
du temps internet quotidien des Français passe sur les réseaux sociaux
12 h 32
par semaine en moyenne sur les réseaux, par utilisateur
1 sur 2
a effectué une recherche via un réseau social au premier semestre 2025

Sources : Médiamétrie, L'Année Internet 2025 (février 2026) et Observatoire des réseaux sociaux (septembre 2025) ; We Are Social × Meltwater, Digital Report France 2026 (janvier 2026).

Côté usage grand public, la France n'a plus rien d'un marché en retard : 51,5 millions d'identités sociales, 77 % de la population. Côté professionnels de l'immobilier, la donnée est plus rare — dernier point sectoriel solide, 84 % des professionnels présents sur Facebook dès 2020 —, mais la presse du métier documente depuis deux ans la montée d'une figure nouvelle : le conseiller-créateur, qui rentre des mandats par son audience locale plutôt que par la pige. En avril 2026, le chercheur Fabrice Larceneux (CNRS) décrivait dans le Journal de l'Agence des réseaux devenus « moteurs de découverte passive » — et citait le cas d'une agence de Montpellier dont une vidéo TikTok a vendu un 110 m² en vingt-quatre heures. Pour les dizaines de milliers d'indépendants qui n'ont ni vitrine ni enseigne, le personal branding n'est pas un gadget : c'est la devanture.

03 — Plateforme par plateforme

Cinq réseaux, cinq métiers différents

Être « sur les réseaux » ne veut rien dire : chaque plateforme a sa physique propre — son audience, son format roi, et ce qu'elle peut rapporter à un professionnel de l'immobilier. Lecture synthétique, audiences françaises à l'appui.

Tableau 1 — Les plateformes vues du métier, audiences France début 2026

PlateformeAudience FranceFormat roiCe qu'elle apporte à l'agent
Facebook31,5 Mgroupes locaux, publications, publicité cibléele socle : présence de quartier, recommandation, audience qui correspond à l'âge des vendeurs
Instagram28,2 Mreels, stories, avant / aprèsla vitrine : le portfolio vivant de l'agent, biens et coulisses du métier
TikTok23,4 Mvidéo courte, pédagogie, visitesla portée : le reach organique le plus fort, une audience qui vieillit — donc achète
YouTube51,5 Mvisites longues, chroniques de secteurla profondeur : le format qui convainc un vendeur, et qui se référence sur Google
LinkedIn≈ 37 M inscritsexpertise, marché local en chiffresla crédibilité : prescripteurs, notaires, banquiers, recrutement

Audiences publiées par le Digital Report France 2026 (We Are Social × Meltwater, janvier 2026) et compilations associées ; LinkedIn communique en nombre d'inscrits, non d'utilisateurs actifs. La hiérarchie compte davantage que la décimale.

La stratégie raisonnable pour un agent seul n'est pas d'être partout : c'est un socle Facebook + Instagram tenu sérieusement, une plateforme d'ambition (TikTok ou YouTube selon le tempérament), et LinkedIn en vitrine professionnelle. L'erreur classique est inverse — cinq comptes ouverts, aucun nourri.

04 — La discipline

Le vrai prix d'entrée se paie en heures

Ce qui sépare les comptes qui rapportent des comptes morts tient en trois disciplines. La régularité d'abord — l'algorithme récompense la constance, pas le coup d'éclat. Le localisme ensuite : un agent ne concourt pas contre les influenceurs nationaux, mais pour être « le visage de l'immobilier » de sa commune — marchés vendus, rues, commerces, vie du quartier. La pédagogie enfin, et c'est là que le métier a un avantage déloyal : DPE, travaux, succession, prix du secteur — les sujets anxiogènes pour les particuliers sont le quotidien de l'agent, et chaque question de propriétaire est un vendeur qui se signale.

Reste le coût, presque jamais dit : le temps. Chez les professionnels du marketing qui s'y consacrent, la seule création de contenu absorbe de l'ordre de cinq heures par semaine (moyenne tous secteurs, MarketingProfs, 2024) — à prélever, pour un agent, sur les visites, les estimations et les relances. C'est le paradoxe du virage social : l'outil d'acquisition le plus puissant du moment est aussi le plus gourmand en temps de production.

La régularité bat la viralité : un contenu honnête chaque semaine pendant un an construit plus de mandats qu'un million de vues une fois.

Ce que change Freya

Sans Freya

≈ 5 h

par semaine de création de contenu chez ceux qui s'y consacrent sérieusement

Avec Freya

1 clic

publications générées depuis l'annonce, aux couleurs de l'agent, prêtes à poster

Freya intègre le community management au dossier : à partir d'un bien — photos, points forts, prix —, la plateforme génère des publications prêtes à poster, visuel et texte, à la charte de l'agent. Le bien rentré le matin est en ligne l'après-midi, sans détour par un graphiste ni une heure volée à la prospection. La régularité, justement, devient tenable : c'est l'outil qui suit le rythme, pas l'agent qui s'épuise.

À propos

Le blog de Freya décrypte l'immobilier français pour les professionnels de la transaction : marché, réglementation, technologie, usages. Chaque article cite ses sources et date ses chiffres ; les données approximatives ou d'origine non publique sont signalées comme telles.

Publié par Freya. Les marques tierces éventuellement citées appartiennent à leurs détenteurs respectifs.