Conjoncture
Marché immobilier 2026 : la reprise sans euphorie
Les ventes repartent, les taux refluent, les prix se stabilisent. Mais la reprise est fragile et l'offre manque. Décryptage d'un marché qui redémarre — et de ce que ça change pour ceux qui le font tourner.
1ᵉʳ juin 2026, 9 h · 6 min de lecture

Après deux années de descente, le marché immobilier français a retrouvé le chemin de la hausse. Sur les douze mois arrêtés à fin septembre 2025, les notaires ont compté 921 000 ventes dans l'ancien, soit 11 % de plus qu'un an plus tôt — un niveau de volume que l'on n'avait plus vu depuis 2017. Le moteur du rebond est connu : la détente des taux de crédit.
Mi-2026, les courtiers affichent des taux moyens autour de 3,4 % à 3,5 % sur 20 à 25 ans, contre un pic de 4 % à 4,5 % fin 2023. Près d'un point regagné, et surtout une stabilisation : les barèmes ne bougent plus que de quelques centièmes d'un mois sur l'autre. De quoi redonner de la visibilité aux acheteurs — et un peu de surface : selon le baromètre Meilleurtaux, le pouvoir d'achat immobilier a regagné environ deux mètres carrés en un an.
01 — Les chiffres
Un redémarrage net, mais sans flambée des prix
Sources : Notaires de France (bilan décembre 2025) ; FNAIM (prévision de volume 2026) ; baromètres CAFPI / Pretto / Meilleurtaux (taux, mi-2026).
La particularité de cette reprise, c'est qu'elle se fait par les volumes plus que par les prix. Sur un an, les appartements anciens ont progressé de 1,3 % et les maisons de 0,2 % — autant dire une stabilisation. Les notaires anticipent une hausse de l'ordre de 2 % pour les appartements en 2026, en Île-de-France comme en province. On est loin de l'emballement de 2021.
02 — Les réserves
Une reprise que tout le monde qualifie de fragile
La FNAIM parle d'une « reprise fragile » sur fond de crise de l'offre et d'immobilisme politique. Les notaires, eux, décrivent un marché « en dents de scie », sensible au moindre choc économique ou géopolitique. Deux fragilités dominent.
D'abord, l'offre manque. Les vendeurs restent attentistes, et une partie du parc locatif se retire du marché sous l'effet du calendrier énergétique. Ensuite, l'environnement des aides reste instable : le prêt à taux zéro a certes été élargi à tout le neuf sur tout le territoire depuis avril 2025, mais MaPrimeRénov' a connu une suspension début 2026 avant une réouverture du guichet le 23 février. Pour des acquéreurs qui calculent au plus juste, ces à-coups comptent.
Le marché ne manque pas d'acheteurs. Il manque de biens à vendre — et de temps pour bien traiter ceux qui se présentent.
03 — Sur le terrain
Plus de volume, autant d'agents, moins de temps
Pour les professionnels, un marché qui repart est une bonne nouvelle — à une condition : pouvoir absorber le surcroît d'activité. Or les effectifs n'ont pas augmenté au rythme des transactions, et la moitié des conseillers sont désormais des mandataires indépendants, seuls face à leur pipeline. Plus de dossiers à constituer, plus d'estimations à produire, plus d'acquéreurs à rappeler — avec les mêmes journées.
C'est exactement le moment où l'écart se creuse entre ceux qui répondent vite et bien, et les autres. Quand l'offre est rare, le mandat se gagne sur la qualité de l'accompagnement et la rapidité d'exécution. La productivité de l'agent devient l'avantage décisif.
Ce que change Freya
Un marché qui accélère récompense ceux qui traitent plus de dossiers sans alourdir leur organisation. C'est précisément ce que vise Freya : l'extraction automatique des données depuis les documents (diagnostics, mandats, titres), plus de quarante documents générés et pré-remplis, un assistant qui crée les biens, planifie les visites et relance les acquéreurs. Le temps repris sur la saisie est rendu à la vente et au conseil — là où la valeur se crée vraiment quand les biens se font rares.

Ce que change Freya

